Le contradictoire et la communication des dossiers
en assistance éducative

 



L'activité civile des juges des enfants

La procédure

Les statistiques





La procédure

L'autorité parentale appartient aux père et mère pour protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité jusqu'à sa majorité ou son émancipation.

Mais si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises, des mesures d'assistance éducative peuvent être ordonnées par le juge des enfants (articles 375 et suivants du code civil).

Le juge des enfants est saisi par la requête des père, mère, tuteur, personne ou service auquel l'enfant a été confié, du mineur lui-même ou du procureur de la République. Exceptionnellement, il peut aussi se saisir d'office.

Avant de prendre toute décision, le juge des enfants peut ordonner des mesures d'investigation (enquête sociale ou investigation et orientation éducative - IOE) afin d'évaluer la situation du mineur et apprécier la mesure la mieux adaptée pour faire cesser le danger.

Chaque fois qu'il est possible, le mineur doit être maintenu dans son milieu actuel. Le juge des enfants désigne alors un service pour apporter aide et conseils à la famille, afin de surmonter les difficultés matérielles ou morales qu'elle rencontre. C'est l'action éducative en milieu ouvert (AEMO).

S'il est nécessaire de retirer l'enfant de son milieu, le juge des enfants prend une décision de placement. Il peut alors confier l'enfant à l'autre parent, à un membre de la famille ou à un tiers digne de confiance, à un établissement ou au service départemental d'aide sociale à l'enfance.

 


Les statistiques

Les décisions prises en assistance éducative ont évolué selon les chiffres suivants.

1999

Evolution 2000/1999

2000

Enquêtes sociales, IOE, expertises
- mesures nouvelles *
- mesures renouvelées *

Actions éducatives en milieu ouvert
- mesures nouvelles
- mesures renouvelées

Placements
- mesures nouvelles
- mesures renouvelées


51.929
6.529


61.534
54.776


40.780
57.398


- 5,9 %
+ 40,1 %


- 5,5 %
+ 2,7 %


- 5,4 %
+ 7,6 %


48.879
9.150


58.133
56.269


38.575
61.734

Nombre total de mesures individuelles "mineurs"
- mesures nouvelles
- mesures renouvelées



154.243
118.703



- 5,6 %
+ 7,1 %



145.587
127.153

Aide et protection des jeunes majeurs
- mesures nouvelles
- mesures renouvelées



3.519
2.566



- 4,9 %
+ 9,5 %



3.345
2.809

 

* mesures nouvelles : il s'agit des décisions correspondant aux nouvelles saisines du juge des enfants
* mesures renouvelées : il s'agit des décisions de poursuite des mesures, correspondant aux révisions des situations à échéance de la décision

L'activité des différents services assurant l'hébergement des mineurs se répartit de la façon suivante.

 

Les enfants accueillis à l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE)


1992


1998


Variation relative


Placement direct en foyer (1)


30.000


28.000


- 7 %


Enfants confiés à l'ASE (2)

- dont mesures administratives

- dont mesures judiciaires


112.000

40.000

72.000


116.000
31.000

85.000


4 %

- 22 %

17 %

Enfants accueillis à l'ASE (1) + (2)

142.000

144.000

1%

 

Entre 1992 et 1998, le nombre d'enfants accueillis à l'ASE dans le cadre de mesures de placements administratifs ou judiciaires passe de 142.000 à 144.000, soit une augmentation d'environ 1%. Les placements directs par le juge, qui concernent 28.000 enfants en 1998 sont en diminution (-7% entre 1992 et 1998). Le nombre d'enfants confiés à l'ASE (116.000 en 1998) augmente au contraire de 4% entre 1992 et 1998. Cette dernière évolution résulte de deux mouvements inverses : le nombre de mesures administratives, décidées par le Conseil général, diminuent de plus de 20% alors que celui des placements confiés à l'ASE ordonnés par le juge augmente de 17%.

© Ministère de la justice - Mars 2001